Secteurs et opportunités

L’ambition des autorités comoriennes est de faire entrer l’Union des Comores dans le concert des pays émergents à l’horizon 2030. Pour y parvenir, elles ont défini cinq socles(secteurs) et cinq catalyseurs constituant la structure autour de laquelle est élaborée la vision de l’émergence des Comores.
Avec un revenu national brut par habitant de 1400 $, l’Union des Comores est classée dans la tranche inférieure des pays à revenu intermédiaire. L’ambition est de passer dans la tranche supérieure à plus de 4000 $ par habitant à l’horizon 2030, en s’inspirant des pratiques et des modèles réussis d’autres pays émergents pour mettre l’Union des Comores sur la voie de l’expansion économique, rompre avec les cycles de croissance faible et volatile et créer une dynamique de croissance qui devrait atteindre une moyenne de 7,5% en 2030.
Les secteurs identifiés comme essentiels pour l’économie comorienne sont :
• Tourisme et Artisanat
• Economie bleue
• Finance et Logistique
• Agriculture
• Niche Industrielle
Les informations sectorielles détaillées ci-dessous proviennent du Plan Comores Emergent 2030.

Tourisme et Artisanat

Le tourisme comorien représente l’un des secteurs économiques potentiellement les plus importants du pays. Grâce à ses caractéristiques naturelles, l’archipel possède de rares atouts touristiques qui sont souvent sous-évalués. En outre, le faible développement des infrastructures touristiques par rapport aux autres îles de l’océan Indien donne aux investisseurs une idée du potentiel de l’industrie et anticipe une croissance significative du tourisme dans les
années à venir.
Les possibilités de développement dans l’offre de vacances à la plage dans les îles sont nombreuses. Les plages de la Grande Comore et de Mohéli, en effet, font des Comores une destination très attractive, tant aux yeux des clients qui souhaitent bénéficier du confort de grands complexes touristiques, qui restent à développer, et les visiteurs cherchant à découvrir les sites naturels préservés. Alors que la Grande Comore possède de grandes plages adaptées au développement d’un tourisme balnéaire considérable, l’île de Mohéli, la plus petite aire de répartition, est plus propice à l’écotourisme à travers la richesse de son paysage, sa flore et ses fonds marins. Il y a certainement un grand potentiel dans les Comores pour le développement du tourisme maritime traditionnel et de l’écotourisme, qui comprennent bien sûr des activités populaires telles que la plongée.
Les attractions naturelles du pays, sont cependant nombreuses et ne se limitent pas à ses plages. Le volcan Karthala sur l’île de la Grande Comores, dont le cratère est le plus grand au monde, est encore actif et est la plus célèbre des attractions touristiques de l’archipel. Les îles, Mohéli en particulier, offrent un paysage sous-marin unique (marqué par la présence du Cœlacanthe, un poisson en voie de disparition qui remonte à des centaines de millions d’années, mais aussi des tortues et des dugongs) et une flore tropicale diversifiée. Le Lac-salé de Bangoi-kouni, situé au nord de la Grande Comore, est également une destination très populaire.
La culture comorienne est particulièrement riche, notamment en termes d’artisanat (sculpture sur bois, broderie, bijoux traditionnels) et gastronomique (Madaba, pilao, kakamoku, brochettes). C’est le résultat de la rencontre de diverses influences (africaines, malgaches, asiatiques, indiennes, arabes et françaises) qui caractérisent la population comorienne. D’autre part, le patrimoine historique compte de nombreux monuments, sites archéologiques, édifices
religieux (comme le Grand Masque de Moroni), fortifications et l’ancien palais des combattants sultans qui ont marqué l’histoire des Comores;
Malgré cette richesse, le secteur du tourisme demeure sous-développé. Le pays a accueilli 45 077 visiteurs en 2019, soit une hausse de 25.7% entre 2018 et 2019. La diaspora comorienne, principalement de France, représente les deux tiers des touristes qui viennent aux Comores.

Compte tenu du retour de la stabilité politique dans les îles Comores depuis plus de 10 ans et de l’offre limitée  d’hébergement dans les îles, il existe un potentiel touristique très important de l’île qui peut favoriser des investissements étrangers considérables dans le secteur de l’hôtellerie. Ces développements sont des signes positifs sur la capacité des Comores à concurrencer d’autres destinations de l’océan Indien. Le pays peut également être une étape dans le contexte de voyages régionaux plus larges (Réunion, Maurice, Seychelles, etc.).
Enfin, le tourisme local de ces îles peut être favorisé par l’ouverture de nouvelles routes. La combinaison de l’intensification attendue des liens internationaux avec les Comores et du développement des infrastructures hôtelières et touristiques fait du tourisme traditionnel, mais aussi de l’éco-tourisme, de véritables secteurs de croissance dans lesquels les opportunités d’investissement sont nombreuses.
La vision du Plan Comores Emergent pour 2030 est de hisser les Comores au rang de destination touristique de référence dans la région de l’Océan Indien.

L’économie bleue

Les ressources halieutiques incroyables des Comores font de la pêche et de la transformation des produits de la pêche un secteur dont le potentiel de développement dépasse largement le niveau actuel d’exploitation. Le thon est la principale source de pêche locale. Une grande variété de poissons est cependant présente dans les eaux comoriennes ainsi que des réserves inexploitées de homards et de poulpes près de la côte.
La pêche traditionnelle est un secteur important de l’économie comorienne et représente à elle seule un dixième du PIB (et un cinquième du PIB agricole). Les activités de pêche sont concentrées près des côtes des îles (moins de dix milles marins) et sont menées à l’aide de petits bateaux majoritairement motorisés. Cette opération permet une production moyenne de 16000 tonnes par an, un niveau acceptable pour la régénération des ressources près de la côte.
Actuellement, cette production est exclusivement réservée à la consommation intérieure pour un certain nombre de raisons telles que les petits volumes de produits, le manque d’équipement nécessaire (y compris l’emballage et le transport) et les difficultés à se conformer aux normes sanitaires internationales régissant les exportations.
Enfin, le secteur de la pêche aux Comores offre de vastes possibilités d’investissement, non seulement en termes  d’augmentation de la capacité de pêche, mais aussi plus largement dans le développement des infrastructures et des installations portuaires qui soutiennent le secteur. Ces investissements peuvent permettre le développement de la pêche semi-industrielle. À cette fin, les ports comoriens doivent être adaptés pour accueillir les navires de plus grande taille (en particulier à la Grande Comore). Des installations de stockage frigorifique devraient être établies à proximité du port pour le stockage de la production et pour maintenir la chaîne du froid jusqu’au point de vente. En outre, l’accès aux marchés extérieurs est conditionné par le respect de nombreuses normes sanitaires internationales, ainsi que par la création d’un laboratoire national ayant la capacité de délivrer les certificats sanitaires.
Le développement de ce secteur industriel doit passer par des unités de transformation et de l’emballage pour le marché intérieur et pour les exportations. Le développement d’unités de salaison peut également être utilisé pour approvisionner le marché intérieur et réduire les importations en provenance de Madagascar.
La demande intérieure pour une augmentation de l’offre actuelle est forte. En effet, malgré l’importance relative du secteur dans l’économie nationale, les Comores continuent d’importer du poisson (500 à 1000 tonnes par an).
Les Comores sont également importatrices de viande. La hausse de l’offre de poisson sur le marché local à moindre coût (en raison du manque de coûts de transport typiques des produits importés) pourrait partiellement répondre à ces demandes.

Un hub de services financiers et logistiques dans l’Océan indien.

Le secteur financier comorien est très peu tourné vers l’extérieur. Or une économie de services financiers constitue une niche pertinente que beaucoup de petits pays insulaires ont su exploiter. L’Union des Comores ambitionne de devenir à l’horizon 2030 un hub de services financiers au sein de l’océan Indien par la mise en place d’une zone financière spéciale. Ainsi, Moroni Finance Smart City, sera le terrain de grands projets d’investissements de ce siècle et visera l’attraction de fonds de placement et de pension des banques commerciales, d’affaires et d’investissements, et de sociétés offshores. Moroni Finance Smart City dédiera une place spéciale à la finance islamique afin d’attirer les banques des pays du Golfe et de l’Arabie Saoudite qui s’installeront aux Comores et organiseront des opérations au niveau des îles de l’océan Indien et de toute l’Afrique Australe

Une agriculture modernisée pour la sécurité alimentaire.

L’agriculture comorienne doit jouer un rôle à la fois de moteur de croissance et de sécurité alimentaire, dans le cadre d’une approche de chaîne de valeurs et de l’entreprenariat agricole rural. Le pays dispose des capacités nécessaires pour mettre en place des chaines de valeur et des industries de transformation des produits permettant de réduire les importations alimentaires. La vision du Plan Comores Emergent est de promouvoir des systèmes agricoles plus productifs et résilient au changement climatique, compétitif et durable, intégrant la résilience des communautés rurales et qui s’appuient sur des unités de transformation des produits agricoles suivant les chaînes de valeurs. L’atteinte des objectifs du secteur agricole passera, d’une part, par d’importantes mesures de soutien aux filières agricoles, et d’autre part, par des réformes financières pour le financement durable du secteur.
Il s’appuiera sur l’amélioration de la gouvernance du secteur, la diversification et l’intensification durable de la production agricole, la promotion des cultures d’exportation ainsi que le développement des infrastructures et des institutions favorables à l’épanouissement du secteur.
L’agriculture comorienne est le secteur économique prédominant aux Comores et représente en moyenne près de 20% du PIB national selon le SCN 93. Cependant, elle se caractérise par de petites exploitations, des méthodes agricoles traditionnelles et des canaux structurellement faibles. Outre les trois cultures à la racine de la plupart des exportations du pays (vanille, ylang-ylang, girofle), la production alimentaire se compose principalement de tubercules (manioc, igname, taro, patates douces) et de quelques fruits (banane, noix de coco), mais aussi de légumineuses (pois pigeon, haricot mungo) et de végétaux frais.
La production céréalière (maïs et riz) est cependant très limitée. Ainsi, alors que le riz est l’aliment le plus consommé du pays, la production annuelle n’est que d’environ 1.100 tonnes. Tandis qu’entre 30.000 et 40.000 tonnes sont importées pour une valeur de 4 à 5 milliards de KMF (8 à 10 millions d’euros).
Les activités d’élevage, grâce aussi à la récente propagation des épidémies d’animaux importés, sont insuffisantes pour répondre à la demande intérieure. Environ 3000 tonnes de viande (principalement de bœuf) sont produites chaque année, tandis que les importations s’élevaient à plus de 5000 tonnes.
La production de lait ne compense pas l’importation de lait en poudre. Seuls les produits de la pêche sont en mesure de répondre à la majeure partie de la demande, même s’ils ne remplacent pas complètement les importations. Le secteur agricole présente de réelles opportunités de développement qui pourraient permettre l’approvisionnement du marché intérieur par la substitution des importations.
De ce point de vue, si les coûts de transport élevés dus à l’isolement des Comores constituent un handicap et tendent à cloisonner les marchés de chacune des trois îles, ils peuvent néanmoins fournir une protection naturelle vis-à-vis des importations et rendre la production locale plus bénéfique. Le renforcement des capacités de production peut également servir à orienter le secteur vers l’exportation. Bien qu’elle ne soit pas en mesure d’exploiter des terres agricoles suffisamment grandes pour développer une production de masse, l’agriculture comorienne a le potentiel de se distinguer pour la production biologique en
ciblant les marchés des pays développés, en particulier européens, la recherche de produits agricoles de qualité.
Ainsi, certaines cultures moins exploitées peuvent être développées en vue de répondre à la demande internationale. Le marché est particulièrement important pour les fruits tels que l’ananas, la mangue, le litchi ou l’avocat, dont la culture peut être accrue grâce au climat favorable de la région.
Le développement d’usines de transformation de produits agricoles, l’achèvement de la chaîne et l’augmentation considérable de la valeur ajoutée de la production représentent également une opportunité d’investissement attractive pour le marché intérieur et l’exportation. L’emballage des produits est également nécessaire pour faciliter le stockage et l’approvisionnement des produits aux Comores et indispensable pour les produits exportés.
À ce niveau, il peut également être conseillé de développer la production de jus de fruits avec la mise en place d’unités de pressage, de stérilisation et de mise en bouteille, ainsi que la production de fruits séchés et de conserves.
Enfin, la production de sel marin, rendue possible par une amplitude de marée suffisante, peut être considérée comme un remplacement viable du sel importé.
Si la transformation alimentaire n’est pas encore bien développée aux Comores, il existe plusieurs exemples de  réussite, comme le groupe Sodeco (Development Corporation of the Comoros) qui détient, entre autres, une usine de transformation laitière (Yako) pour la production de lait pasteurisé, yaourt, beurre, crème et fromage, et une usine d’eau minérale (Karthala).
De même, il existe une usine de mise en bouteille locale (Comco SA, une filiale sud-africaine) sous contrat avec un grand producteur mondial de boissons.
En raison du poids des importations alimentaires dans l’approvisionnement intérieur et des possibilités d’exportation, l’agriculture, la transformation des aliments et l’emballage ont encore beaucoup de place pour le développement.
Celles-ci nécessitent l’amélioration et l’extension des processus de production déjà en place, le renforcement et l’intégration du secteur agricole et le développement de nouvelles cultures et  cultures biologiques pour répondre à la demande mondiale.

Des niches industrielles pour diversifier l’économie.

Le modèle d’industrialisation envisagé aux Comores, en particulier, dans le sous-secteur de l’industrie manufacturière, s’appuiera sur la valorisation des produits pour lesquels les Comores ont des avantages comparatifs tels que les produits de la mer, les huiles essentielles et les produits cosmétiques naturels. La vision du Plan Comores Emergent est de favoriser « une économie forte où le secteur industriel, en particulier la branche manufacturière, a une part importante dans la création de richesse et joue un rôle central dans la modernisation de l’économie comorienne ».
L’objectif stratégique consiste à promouvoir un tissu industriel viable, constitué de petites et moyennes entreprises, à fort potentiel de création de valeur ajoutée et d’emplois, en mesure de répondre aux besoins de la population, ainsi que de pénétrer des nouveaux marchés avec des produits de qualité.

Externalisation des processus opérationnels

L’externalisation des processus d’affaires, une activité qui n’existe pas actuellement aux Comores, est un secteur dans lequel le pays peut avoir des avantages concurrentiels. Divers pays de la région se sont concentrés sur ce type d’activité et ont vu de nombreuses filiales d’entreprises étrangères ou de prestataires de services s’implanter dans leurs juridictions. Cela ouvre des opportunités pour une série de services tels que les centres d’appels mais aussi des services de comptabilité et de gestion administrative pour les entreprises.


Les avantages des Comores dans ce domaine ne sont pas négligeables. Les salaires, bien que légèrement plus élevés que dans certains pays voisins, restent très compétitifs. L’utilisation généralisée de la langue française peut guider la prestation de services aux entreprises dans les pays francophones. En outre, les Comores disposent d’une importante main-d’œuvre possédant les qualifications requises, en raison du nombre croissant de diplômés universitaires aux Comores à la recherche d’un emploi. Le développement de ce secteur particulier a jusqu’à présent été limité par l’état du système de communication vis-à-vis du reste du monde.


Le secteur numérique
S’appuyant sur le développement de puissants réseaux de télécommunications dans l’océan Indien, les Comores ont réalisé des progrès significatifs dans le secteur des télécommunications, principalement dans le cadre du Programme régional d’infrastructures de communication phase 4 (RCPI4), qui vise à réformer la réglementation et la libéralisation du secteur avec le soutien technique et financier de la Banque mondiale. 
Avec la libéralisation du marché et l’octroi d’une deuxième licence, deux opérateurs fournissent désormais des services de communication mobile, d’internet, de 4G et 4,5G fixes et mobiles, et depuis 2019, de l’argent mobile. Les opérateurs ont mis en place un réseau de connexion inter-îles de 10 Gbps et des réseaux de fibre optique et de relais hertzien (FH) de 10 Gbps autour de chaque île. Plus de 80% du pays est couvert par les réseaux de télécommunications. Le pays est désormais connecté au câble sous-marin international EASSy, d’une capacité de 26 Gb/s, au système régional de câbles sous-marins AVASSA d’une capacité de 10 Gb/s, et au câble à ultra haut débit FLY-LION3 de 1,1Tb/s qui sera opérationnel fin 2019. Une dorsale nationale distribuant le FTTH à toutes les
îles a été déployée.
Le secteur des TIC, dominé par les télécommunications, représente 2,4 % du PIB. Avec l’amélioration de la compétitivité, les appels sont devenus plus abordables et les abonnements mobiles augmentent rapidement. Alors que les dernières statistiques de l’Union internationale des télécommunications (UIT) en 2018 font état d’un taux de pénétration du téléphone mobile de 60 % et d’un taux d’accès à l’internet mobile 4G de 37,8 %, les opérateurs ont déclaré plus de 600 000 abonnements au téléphone mobile, soit un taux de pénétration de 74,66 %. Le forfait internet mobile de 500 Mo, évalué à 14,5% du PIB par habitant en juin 2017 (contre 5,2% dans le monde, 0,6 à Maurice et 152% à Madagascar) est actuellement disponible à peu près au même prix qu’à Maurice.
Le prix de l’internet fixe, estimé à 51,9% du PIB par habitant en 2018, est élevé, ce qui le rend inaccessible pour la  plupart des gens. Les données de l’UIT indiquent que seulement 9,2% des ménages ont un ordinateur à la maison, 8,5% de la population a accès à l’internet et 5,6% des ménages ont une connexion internet fixe.
Les services numériques et les jeunes entreprises du secteur numérique restent à développer. Les deux principaux opérateurs de télécommunications représentent 2 500 emplois directs, tandis que l’ensemble du secteur numérique comprend de nombreuses entreprises privées, principalement des PME opérant dans les domaines de la conception et du développement de logiciels, de l’intégration, de l’ingénierie et du conseil, ainsi que des revendeurs de
matériel informatique. L’indice de développement des TIC (IDI) de l’UIT a classé les Comores au 164e rang sur 176 pays évalués en juin 2017.
L’évolution numérique au cœur des catalyseurs de l’émergence La vision du gouvernement est de faire des Comores une « société de l’information et un acteur de la révolution numérique « à l’horizon 2030. L’ambition est d’accroître la contribution du secteur numérique à l’économie nationale, compte tenu de son rôle de levier de croissance pour les autres secteurs et de son rôle de catalyseur de la transformation sociale. L’objectif spécifique est de porter sa contribution au PIB à 5% et de fournir plus de 5 000 emplois directs d’ici 2030.

Système de câble sous-marin à fibre optique (EASSy)
Comores Telecom a lancé un nouveau service de communication facilité par le Consortium Eastern Africa Submarine Cable System (EASSy), un système de câble sous-marin à fibre optique de 10 294 km de long qui longe la côte est de l’Afrique avec des stations d’atterrissage au Soudan, à Djibouti, en Somalie, au Kenya, en Tanzanie, aux Comores, à Madagascar, au Mozambique et en Afrique du Sud.
Ce projet est l’un des plus grands investissements financés par le gouvernement comorien à ce jour, avec un investissement total de 264 millions de dollars US comme sa contribution avec de nombreux autres investisseurs.
Grâce à cette initiative, les Comores disposent désormais du système de câble sous-marin le plus performant de la côte est de l’Afrique, avec une vitesse de 3,7 térabits par seconde.
La Chine a engagé quelque 11 milliards de KMF pour achever le projet de fibre optique et apporter des connexions Internet à haut débit dans tous les coins des îles. L’introduction de la fibre optique aux Comores a déjà entraîné une réduction significative des prix de tous les services de télécommunication dans l’archipel, ce qui permettra d’étendre les connexions internet à tous les Comoriens.